Mercedes prépare un « Baby » Classe G : l’idée peut paraître surprenante, mais elle répond à une demande claire sur le marché pour un SUV au look iconique, plus compact et plus accessible. Installé en Occitanie, j’aime imaginer ces voitures sur nos petites routes sinueuses et aussi sur les larges avenues de Montpellier. Ici, je décortique ce que l’on sait du projet Baby G — ses choix techniques, ses dimensions, sa motorisation et les implications pratiques pour les clients qui rêvent d’un G plus maniable et moderne.

Une philosophie de design qui reprend l’essentiel

La philosophie du Baby G est simple : conserver l’identité visuelle de la Classe G (formes anguleuses, capot plat, courte volée avant, yeux ronds/phares bien visibles), tout en réduisant gabarit, poids et complexité. Attendez‑vous à des proportions plus compactes, une voie légèrement réduite et un empattement raccourci pour améliorer l’agilité en ville et la facilité de stationnement, sans renier le caractère massif qui fait la signature du G.

Plateforme et architecture : MB.EA et 800V ?

D’après les informations disponibles, Mercedes pourrait appuyer ce modèle sur une plateforme électrique moderne (plateforme MB.EA évoquée pour certains développements du groupe) et une architecture 800 V pour optimiser les temps de recharge sur les versions électriques haut de gamme. Concrètement, cela signifie :

  • une version 100 % électrique probable, offrant une répartition optimale des masses et un centre de gravité bas ;
  • possibles déclinaisons thermiques hybrides ou mild hybrid pour les marchés ou clients qui souhaitent conserver une motorisation essence, notamment sur certaines zones géographiques ou pour des usages spécifiques ;
  • versions à transmission intégrale électrique (dual motor) pour préserver les aptitudes tout‑terrain du G à une échelle réduite.
  • Motorisations et autonomie : un équilibre à trouver

    Le cahier des charges semble viser une polyvalence : une variante électrique capable d’offrir une autonomie confortable (probablement autour de 500–700 km en fonction de la taille de la batterie et du cycle), et des versions thermiques hybrides destinées à rassurer les clients traditionnellement attachés aux moteurs à combustion. La présence d’une batterie 800 V permettrait des recharges rapides, réduisant l’inconfort des longs trajets. Pour les amateurs d’aventure, Mercedes devra garantir une capacité de traction et des modes tout‑terrain efficaces, même sur la version compacte.

    Dimensions, poids et comportement routier

    Le Baby G devrait se ranger en dessous de la Classe G actuelle en termes de dimensions : plus court, plus étroit et plus léger. Ces changements ont des conséquences pratiques :

  • meilleure maniabilité urbaine et rayon de braquage réduit ;
  • consommations moindres (ou meilleure autonomie électrique) grâce à la réduction de la masse ;
  • comportement routier plus vif, idéal pour les routes sinueuses d’Occitanie où la version standard du G peut parfois paraître lourde.
  • Cependant, Mercedes devra conjuguer ces gains à la préservation de la garde au sol et des capacités franchissement pour que l’esprit baroudeur du G reste présent.

    Intérieur et équipement : modernité et robustesse

    Attendez‑vous à un intérieur qui mêle l’esthétique robuste du G (commandes claires, surfaces verticales) à des éléments modernes : écrans numériques, aides à la conduite avancées, matériaux durables et surfaces faciles à nettoyer. Mercedes est susceptible d’offrir plusieurs niveaux d’équipement pour coller aux attentes : version « off‑road » avec garnitures résistantes et version « luxe » avec sellerie haut de gamme et finitions cossues.

    Positionnement marché et concurrence

    Le Baby G vise un segment premium mais plus accessible que la Classe G actuelle. Sa cible : clients aspirant au look emblématique sans les contraintes de taille ni le prix astronomique. Il viendra concurrencer les SUV compacts premium qui misent sur le style distinctif (certains designers de niches et constructeurs asiatiques s’intéressent d’ailleurs à ce créneau). Son succès dépendra du juste positionnement tarifaire et de la capacité de Mercedes à offrir l’ADN du G à un prix et une taille plus démocratiques.

    Usages pratiques pour l’acheteur occitan

    Pour un conducteur d’Occitanie, le Baby G pourrait être une belle option : suffisamment compact pour circuler et se garer en ville, assez haut pour affronter les routes de campagne et les chemins de vigne, et doté d’une motorisation moderne pour limiter les frais d’usage. Les familles qui veulent un look robuste sans sacrifier le confort urbain y trouveront un intérêt réel. Pensez à vérifier, lors des essais, la visibilité périphérique et la modularité du coffre — éléments clés pour un usage quotidien.

    Enjeux environnementaux et image de marque

    Proposer un Baby G électrique permettrait à Mercedes de réduire l’empreinte environnementale tout en élargissant l’audience de son icône. C’est un gros pari : moderniser l’image sans dénaturer le mythe. La réussite commerciale reposera sur l’équilibre entre respect de l’identité, performances réelles et adéquation aux réglementations écologiques en vigueur.

    Ce qu’il faut surveiller

  • les annonces officielles sur la plateforme retenue (MB.EA ou autre) ;
  • les choix de motorisation et la taille des batteries pour les versions électriques ;
  • le positionnement tarifaire face aux alternatives électriques et aux SUV compacts premium ;
  • la garantie des capacités tout‑terrain malgré la réduction de gabarit.
  • Sur la route, un Baby G bien pensé pourrait être la synthèse idéale : l’allure légendaire du G avec la praticité moderne d’un SUV compact. Reste à Mercedes à trouver la recette pour séduire à la fois les puristes et les nouveaux clients. En attendant, j’imagine déjà ces silhouettes sur la D612 au coucher du soleil : un mélange d’élégance et de robustesse, qui, s’il est bien exécuté, devrait parler aux passionnés et aux conducteurs pragmatiques.

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