L’Omoda 7 SHS‑P arrive en Italie et fait une entrée remarquée sur le créneau des crossovers compacts hybrides. À partir de 38 900 €, cette nouveauté propose une formule « Super Hybrid Plug‑in » avec 279 ch, deux niveaux de finitions et une promesse d’autonomie combinée dépassant les 1 200 km. Sur les routes d’Occitanie comme ailleurs, ce type d’offre prétend marier confort, équipement premium et efficience : voyons en détail ce que cache cette promesse et ce qu’elle représente réellement pour le conducteur quotidien.

Une offre positionnée : design, équipement et cible

L’Omoda 7 ne cherche pas à réinventer la roue, mais à rassembler les attentes des « New Trendy LOHAS » — ces conducteurs sensibles au style, au bien‑être et à l’innovation. Le véhicule se présente avec des lignes contemporaines, un habitacle largement numérisé et une dotation généreuse dès le niveau d’accès. Les équipements tels que l’écran central 15,6″, le tableau de bord numérique, Apple CarPlay/Android Auto sans fil, et la sellerie chauffante indiquent une volonté claire : proposer une expérience premium à un prix d’appel contenu.

Deux finitions bien définies

La gamme italienne se structure autour de deux niveaux :

  • Pure (38 900 €) : déjà très fournie avec jantes 19″, phares full LED, climatisation bi‑zone, vitres acoustiques, chargeur sans fil 50W, 7 airbags et un package ADAS complet. C’est une configuration qui, sur le papier, offre un rapport équipement/prix convaincant pour un crossover de ce segment.
  • Premium (+3 000 €, soit 41 900 €) : monte en gamme avec jantes 20″, head‑up display, toit panoramique, finitions en éco‑cuir, éclairage d’ambiance, sièges électriques/ventilés/mémoires, audio SONY et caméra panoramique 540°. Un pack Premium Pro opcional (1 500 €) ajoute le parking automatique, la fonction massage et un soutien de cuisse pour le passager.
  • Ces choix montrent une stratégie claire : attirer le client avec une base solide, puis proposer des sur‑équipements visant ceux qui veulent un confort et une technologie dignes d’un segment supérieur.

    Motorisation et promesses d’autonomie

    La chaîne de propulsion combine un 1.5 TGDi (thermique) avec deux moteurs électriques, pour une puissance combinée annoncée à 279 ch. Le label « Super Hybrid » semble se traduire par une capacité réelle à couvrir de longs trajets en alternant judicieusement thermique et électrique, d’où l’affichage d’une autonomie théorique de plus de 1 200 km en mixte. Dans les faits, il faudra vérifier :

  • la part d’autonomie réellement électrique (mode EV) sur parcours urbains ;
  • la vitesse de recharge et la gestion du thermique en usage autoroutier ;
  • les consommations réelles en conditions francaises (climat, topographie et usage routier d’Occitanie).
  • Sur le papier, c’est séduisant ; en pratique, les écarts entre valeurs constructeurs et données réelles restent fréquents, surtout quand l’architecture du véhicule est conçue pour privilégier la polyvalence plutôt que l’efficacité absolue.

    Confort, habitabilité et ergonomie

    Les points forts sont clairement l’ergonomie moderne et le confort : sièges chauffants, volant chauffant, isolation phonique et climatisation bi‑zone. Le toit panoramique et l’éclairage d’ambiance sur la version Premium améliorent l’impression d’habitacle haut de gamme. Reste à vérifier l’habitabilité réelle et le volume de coffre lorsqu’on considère la présence d’accumulateurs et la configuration des trains roulants. Pour des familles petites ou couples voyageurs, l’Omoda 7 pourrait être un très bon compromis ; pour des usages très chargés, il faudra tester l’adaptation du coffre.

    Sécurité et assistances à la conduite

    L’Omoda 7 propose un package ADAS complet de série, ce qui devient un critère quasi incontournable aujourd’hui. Les aides à la conduite — régulateur adaptatif, maintien de voie, freinage d’urgence — sont attendues et doivent être évaluées sur la réactivité et la douceur d’intervention, particulièrement en conduite mixte où une assistance trop intrusive peut nuire à la confiance du conducteur.

    Garantie et coût d’usage

    Un argument commercial majeur : la garantie de 7 ans ou 150 000 km, étendue à 8 ans/160 000 km pour les composants du système électrique. C’est un point fort qui rassure l’acheteur potentiel face aux craintes liées à l’électrification et au vieillissement des batteries. Économiquement, la question du coût d’usage se posera sur :

  • les cycles de recharge et l’accès à l’infrastructure ;
  • la consommation réelle en mixte ville/route ;
  • les coûts d’entretien comparés à une motorisation full thermique ou à d’autres hybrides plug‑in concurrents.
  • Positionnement marché et concurrence

    À 38 900 € pour la version d’entrée, l’Omoda 7 s’aligne sur une zone compétitive où abondent les SUV compacts hybrides et plug‑in. Sa carte maîtresse est l’équipement de série et la garantie longue : pour séduire, il faudra que le véhicule confirme en essai routier la qualité perçue annoncée et un comportement routier rassurant. Face aux acteurs établis, Omoda joue la différenciation autour du design, de l’écosystème numérique et d’une promesse d’autonomie élevée.

    Ce que je recommande avant l’achat

  • Effectuer un essai longue distance pour mesurer la consommation réelle et la gestion du thermique en autoroute.
  • Tester la version Premium pour vérifier l’ergonomie des sièges ventilés/mémoires et la qualité du son SONY si l’on est sensible au confort.
  • Comparer le coût total d’usage (assurance, entretien, consommation) avec des alternatives hybrides et des PHEV concurrents.
  • En somme, l’Omoda 7 SHS‑P propose une offre structurée et séduisante : esthétique contemporaine, dotation riche et argument commercial fort avec sa garantie étendue. Pour les habitants d’Occitanie qui aiment voyager sans contrainte d’autonomie et qui veulent un confort moderne, elle mérite une place sur la short‑list. Mais comme toujours, la réalité de la route et des kilomètres parcourus fera la vérité : c’est en l’essayant qu’on sait si la promesse tient la route.

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