Lotus Emira Bathurst Edition : 503 ch, seulement 15 exemplaires et une Emira transformée pour la piste

Lotus a toujours su concilier plaisir de conduite et élégance ; avec la Bathurst Edition de l’Emira, la démarche va jusqu’à l’extrême. Destinée au marché australien et préparée par le distributeur local Simply Sports Cars, cette version limitée à 15 exemplaires pousse le quatre‑cylindres Mercedes‑AMG M139 à 503 ch — un bond significatif par rapport aux 400 ch d’origine. Ici, il ne s’agit pas d’un simple « stage » moteur : c’est une transformation pensée pour les track days, avec modifications châssis, freinage et aérodynamique pour exploiter la puissance supplémentaire en toute sécurité.

Le cœur mécanique : un 2.0 turbo à haute tension

Le moteur retenu est le 2,0 l turbo M139, déjà réputé pour sa vivacité et son rendement spécifique exceptionnel. Sur la Bathurst Edition, les ingénieurs ont retravaillé les paramètres pour atteindre 503 ch — soit plus de 250 ch/l, un chiffre révélateur d’une préparation poussée. Ce niveau de puissance impose des adaptations : gestion thermique renforcée, cartographie adapté e, peut‑être une suralimentation revue et un échappement optimisé pour réduire les contre‑pressions et améliorer la réponse moteur.

Châssis et freinage : la préparation piste dont une sportive a besoin

Un moteur plus puissant sans freins et suspension à la hauteur ne sert pas à grand‑chose sur circuit. La Bathurst Edition reçoit des amortisseurs réglables pour ajuster la raideur et l’assiette selon la piste et le pilote, un élément essentiel pour tirer parti des 503 ch lors de sessions chronométrées. Les freins AP Racing surdimensionnés permettent de garantir des décélérations élevées et une résistance à l’échauffement lors des longues séries de tours. Ces éléments confèrent à l’Emira une assiette plus stable, une entrée en courbe plus précise et une capacité de répétition des tours plus fiable.

Aérodynamique et ergonomie : du look fonctionnel à usage sportif

L’image participe de l’efficacité : la Bathurst Edition adopte un splitter avant en carbone et un imposant aileron arrière de type GT4. Ces pièces ne sont pas que décoratives — elles augmentent l’appui et améliorent la stabilité à haute vitesse, conditions typiques de Mount Panorama, circuit qui a inspiré cette série limitée. L’équilibre aérodynamique, combiné à la précision du train avant déjà louée sur l’Emira, promet une voiture capable d’attaquer fort dans les grandes courbes et de garder une assiette neutre lors des phases de freinage puissantes.

Tarif et exclusivité : un positionnement clair

Le prix annoncé pour l’Australie est de 249 900 dollars australiens, soit environ 150 000 euros au taux de change actuel. Chaque exemplaire est numéroté et livré avec une invitation à une journée piste exclusive à Bathurst en 2027 — une valeur ajoutée non négligeable pour les clients intéressés par l’expérience pure circuit. La disponibilité limitée à 15 unités et l’option quasi nulle (seuls les cercles de jantes sont personnalisables) renforcent l’idée d’un modèle construit pour les passionnés et collectionneurs, plutôt que pour une production commerciale de masse.

Comportement attendu : plus de tout, mais en mieux contrôlé

Sur le papier, l’Emira Turbo Bathurst Edition devrait offrir une expérience de conduite plus extrême que la version 400 ch, tout en restant fidèle à l’ADN Lotus : légèreté, réactivité et précision. L’ajout du différentiel et des réglages de châssis évoqués pour les prototypes renforce la sensation de maîtrise. Cependant, il faudra évaluer la cohérence globale : l’augmentation de puissance amplifie les exigences sur la liaison au sol et la fiabilité mécanique. Les éléments de freinage et de suspension tentent justement de répondre à ce point pour garantir répétabilité et sécurité en usage intensif.

Ce que cela implique pour le pilote et l’équipe

  • Réglages : l’amortisseur réglable exige une mise au point fine selon le pilote, le poids et les conditions de piste.
  • Maintenance : des sessions piste répétées nécessiteront une surveillance accrue des éléments thermiques (liquide, huile, refroidissement) et des freins.
  • Formation : exploiter 503 ch sur circuits exige une préparation du pilote — trajectoires, gestion des phases d’accélération et des reprises, pour transformer la puissance en chrono et non en risque.
  • En clair, cette Emira n’est pas une sportive « plug and play » destinée à tous ; c’est une voiture pour qui veut réellement rouler en piste, avec les obligations que cela comporte.

    Valeur sur le marché et image de marque

    Pour Lotus, cette série limitée renforce l’image de constructeur orienté plaisir et performance pure. À un prix élevé et avec une production très réduite, la Bathurst Edition devient immédiatement un objet de désir et de collection. Elle rappelle la stratégie consistant à proposer des versions pointues, souvent signées par des préparateurs locaux, pour nourrir la légende de la marque et toucher une clientèle prête à investir dans l’exclusif.

    À retenir pour les passionnés

  • La Bathurst Edition pousse l’Emira dans une nouvelle dimension avec 503 ch et modifications châssis adaptées.
  • La préparation est cohérente pour un usage piste : amortisseurs réglables, freins AP Racing et aérodynamique renforcée.
  • Production limitée (15 exemplaires) et prix élevé en font une proposition destinée aux passionnés exigeants et aux collectionneurs.
  • En Occitanie, où l’on apprécie autant une belle ligne que des sensations sur route sinueuse, cette version de l’Emira suscite l’intérêt : une sportive incisive, pensée pour la piste, qui prolonge l’âme des Lotus classiques tout en jouant dans une catégorie où la rareté et la performance se paient au prix fort.

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