Une LaFerrari unique revient aux enchères : zoom sur la « Signal Green » de Jay Kay
La rareté a toujours un prix, et parfois une histoire. La LaFerrari de 2014 ayant appartenu à Jay Kay, le charismatique leader de Jamiroquai, refait parler d’elle : mise aux enchères par RM Sotheby’s à Monaco le 25 avril 2026, elle est estimée entre 4 et 4,5 millions d’euros. Ce qui rend cette hypercar vraiment singulière n’est pas seulement son propriétaire d’origine, mais sa livrée officielle « Signal Green » — l’unique LaFerrari produite en usine dans cette teinte.
Un kilométrage contenu, une vie soigneusement documentée
Selon le catalogue de RM Sotheby’s, cette LaFerrari affiche seulement 12 042 km au compteur. Jay Kay l’a conduite pour environ 3 000 km avant de la céder en 2019. Depuis, la voiture a connu deux autres propriétaires et a bénéficié d’un suivi d’entretien régulier au Royaume-Uni, en Allemagne et en Autriche, y compris pour la partie électrique du système hybride. Ce suivi multi-pays est un gage de sérieux pour un modèle aussi technologique.
La mécanique : un concentré de technologie et de sensations
Sous la vitre du capot arrière se trouvent les éléments qui font de la LaFerrari une hypercar à part : un V12 atmosphérique 6,3 litres délivrant 800 ch, associé à un moteur électrique Hy-Kers de 163 ch. Ensemble, ils offrent 963 ch et un couple annoncé autour de 900 Nm. Les performances parlent d’elles‑mêmes : vitesse de pointe supérieure à 350 km/h et 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes. Même sur nos routes d’Occitanie, ces chiffres racontent l’exigence de l’objet.
Finitions et options : une voiture très personnalisée
Au-delà de la couleur unique (code PPG 666075), cette LaFerrari présente un toit en carbone noir apparent, une finition choisie par seulement une cinquantaine de clients à l’époque. L’intérieur reprend la thématique vert/noir avec des surpiqûres vertes contrastantes sur le volant et les sièges, équipés en taille « large ». Parmi les extras notables figurent le système hydraulique de soulèvement des suspensions avant et arrière, un kit d’enregistrement vidéo conçu pour l’usage piste, un set de bagages en cuir assorti et une personnalisation gravée « Jamiroquai » sur la plaque inférieure du volant.
Valeur et marché : estimation réaliste dans un contexte flamboyant
L’estimation d’ouverture (4–4,5 millions d’euros) peut surprendre pour certains, mais elle reste mesurée au regard des records récents atteints par des LaFerrari plus rares encore sur le marché américain (une LaFerrari Aperta s’est négociée pour l’équivalent de 9,3 millions d’euros récemment). Le prix reflète la combinaison d’un état d’usage limité, d’un historique de propriété prestigieux, d’options rares et surtout d’une teinte d’origine unique — éléments qui pèsent lourd dans l’évaluation des collectionneurs.
Qu’est‑ce que la teinte « Signal Green » change à la cote ?
Sur un marché où la plupart des hypercars sont présentées dans des nuances classiques (rouge, noir, gris, jaune), une couleur d’usine inhabituelle se transforme souvent en argument majeur pour les collectionneurs cherchant l’exclusivité. Ici, le fait que la couleur soit une option validée par Maranello (et non une personnalisation post‑usine) renforce la valeur historique et esthétique du véhicule. C’est ce détail qui peut transformer une belle voiture en pièce de collection.
Le dossier technique et l’importance du suivi hybride
La LaFerrari n’est pas qu’un V12 performant : son système hybride Hy-Kers nécessite une attention particulière. Le carnet d’entretien indique des interventions sur la partie électrique, ce qui est rassurant : l’entretien des batteries et de l’électronique est crucial pour préserver la valeur et la fiabilité. Les acheteurs avisés vérifieront les factures, le kilométrage fonctionnel de la batterie électrique et les relevés d’intervention sur le groupe motopropulseur hybride.
Aspects pratiques pour l’acheteur potentiel
Pourquoi ce modèle continue de fasciner
LaFerrari incarne cette période où Ferrari a conjugué V12 atmosphérique et assistance électrique pour offrir une expérience sensorielle unique : bruit, réponse moteur, sensations au volant. À cela s’ajoute l’histoire personnelle d’un premier propriétaire célèbre, qui ajoute une couche narrative attractive pour les collectionneurs. Dans mon expérience de passionné, c’est souvent l’histoire complète — technique, esthétique et humaine — qui détermine la valeur d’une voiture de collection.
Pour les amateurs du Sud et les collectionneurs, ce lot de RM Sotheby’s mérite d’être suivi de près : entre l’unicité de la teinte, le faible kilométrage et la maintenance documentée, cette LaFerrari présente tous les ingrédients pour susciter un vif intérêt sur la Riviera — et bien au‑delà.


