La Dacia Sandero, modèle économique et populaire par excellence, va franchir une étape importante de son histoire : après son restylage de 2025 disponible en essence et GPL, la Sandero s’apprête à accueillir une version full hybrid. En tant que passionné qui arpente les routes d’Occitanie, j’ai pris le temps de décortiquer ce que cela signifie concrètement pour les conducteurs, les familles et les petits budgets qui ont fait le succès de la marque.

Quand arrivera la Sandero hybride ?

Selon les informations communiquées par le constructeur, la nouvelle Sandero équipée du système full hybrid du Groupe Renault sera commercialisée à la fin de l’année 2026. Il s’agit d’un calendrier cohérent avec la stratégie d’électrification progressive du groupe : d’abord modernisation des gammes thermiques, puis intégration des motorisations hybrides sur les volumes de vente les plus importants.

Quelle architecture mécanique sous le capot ?

La Sandero hybrid intégrera le powertrain full hybrid déjà utilisé sur d’autres modèles du groupe, comme la Clio et le Captur. Voici les caractéristiques techniques principales annoncées :

  • Bloc thermique : un 1.8 litres essence 4 cylindres de 109 ch ;
  • Motorisations électriques : deux moteurs électriques, l’un d’environ 50 ch et l’autre agissant comme starter/générateur haute tension ;
  • Batterie : une petite batterie de 1,4 kWh, typique des architectures full hybrid non rechargeables ;
  • Transmission : une boîte automatique particulière, avec 4 rapports dédiés au moteur thermique et 2 rapports optimisés pour le bloc électrique, soit une combinaison totale paramétrée en 15 configurations différentes ;
  • Puissance totale : environ 155 ch pour 170 Nm de couple, transmis aux roues avant.
  • Ce schéma traduit une volonté d’obtenir une synergie entre une bonne puissance cumulée et une consommation raisonnable en usage urbain et périurbain, où les systèmes full hybrid excellent généralement.

    Performances et usage réel : à quoi s’attendre ?

    Le total de 155 ch annonce une Sandero plus dynamique que les versions d’accès, ce qui sera particulièrement perceptible sur autoroute et en reprises. Le couple de 170 Nm, bien que modeste sur le papier, est réparti de façon à améliorer la réactivité au démarrage et les relances en conduite urbaine.

    La petite batterie (1,4 kWh) ne vise pas l’autonomie électrique prolongée mais l’assistance électrique pour lisser la consommation et permettre des séquences en zéro émission pendant de courts instants (par exemple en ville ou lors des ralentissements). En pratique, cela devrait se traduire par des économies substantielles en carburant par rapport à un 1.0 purement thermique, surtout sur parcours mixtes avec de nombreux arrêts et redémarrages.

    Boîte de vitesses : une approche hybride singulière

    La transmission décrite combine rapports dédiés au thermique (4) et rapports pour l’électrique (2), offrant une adaptabilité fine entre les sources d’énergie. Ce choix technique vise à optimiser l’efficience du système : le logiciel de gestion peut sélectionner la combinaison la plus adaptée parmi 15 configurations possibles, selon la charge, le profil de route et le style de conduite. Pour l’usager, cela se traduira par une sensation d’aisance et une réponse fluide lors des variations de régime.

    Où se placera la Sandero hybrid dans la gamme et côté prix ?

    La Sandero hybride viendra compléter une gamme déjà riche : 1.0 essence en 65 et 100 ch, le 1.2 essence/GPL en 120 ch, et désormais le full hybrid à 155 ch. Les prix n’ont pas été officiellement confirmés, mais en se basant sur la logique actuelle du groupe et les écarts observés sur d’autres modèles (comme le Duster), il est raisonnable d’attendre une hausse notable par rapport aux versions thermiques :

  • Les versions hautes Streetway et Stepway actuelles culminent autour de 19 200 € et 20 200 € respectivement ;
  • Si l’on suit l’exemple du Duster (écart d’environ 5 000 € entre une version GPL et une full hybrid), la Sandero hybride pourrait démarrer aux alentours de 24 000 € pour la Streetway et 25 000 € pour la Stepway.
  • Ces estimations signifient que la Sandero hybrid ne sera pas la variante la plus accessible de la gamme, mais elle offrira un compromis attractif pour les acheteurs cherchant une conduite plus sobre et plus moderne tout en restant dans une enveloppe économique comparée aux citadines hybrides de marques généralistes plus onéreuses.

    Pour quel type d’acheteur ?

    La Sandero hybrid s’adresse à plusieurs profils :

  • Les conducteurs urbains et périurbains souhaitant réduire leur consommation sans passer à une électrique pure ;
  • Les familles cherchant une voiture polyvalente, plus réactive et mieux équipée pour les trajets quotidiens ;
  • Les petites entreprises et auto‑entrepreneurs qui ont besoin d’un véhicule fiable, moderne et à coûts d’exploitation maîtrisés.
  • Points à suivre et conseils pratiques

    Plusieurs éléments mériteront attention avant l’achat :

  • Consommation réelle : les essais indépendants permettront de vérifier si les gains promis se transforment en économies significatives pour le conducteur quotidien.
  • Coûts d’entretien : l’intégration d’un réseau hybride implique des procédures et composants spécifiques ; il faudra surveiller les tarifs de maintenance et la disponibilité des pièces.
  • Équipements : la dotation en finition et technologies (aides à la conduite, connectivité) influencera fortement le rapport qualité/prix final.
  • En Occitanie comme ailleurs, la Sandero hybride peut trouver sa place auprès d’un public pragmatique, soucieux d’une transition énergétique progressive sans sacrifier le budget. Reste à Dacia de confirmer les chiffres définitifs et à la clientèle d’évaluer le vrai bénéfice au quotidien, mais l’arrivée d’une Sandero full hybrid marque indéniablement une étape : celle d’une démocratisation accrue des motorisations électrifiées.

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