BYD remet sa Atto 3 sur le métier avec une version « Evo » pensée pour l’Europe : plus spacieuse, plus puissante et avec un châssis retravaillé pour un comportement routier plus « européen ». Après le succès du modèle lancé en 2022, la nouvelle Atto 3 Evo cherche à corriger les défauts perçus et à monter d’un cran sur la qualité perçue. Voici un tour technique et pragmatique des évolutions qui intéressent le conducteur quotidien et, pour les plus exigeants, l’amateur de sensations.
Un gabarit familier, des volumes optimisés
La plate‑forme reste celle d’un SUV compact : 4,46 m de long, 1,88 m de large et un empattement de 2,72 m. Mais BYD affirme avoir amélioré l’exploitation des espaces intérieurs. Le coffre passe à 490 litres, auquel s’ajoute un « frunk » avant de 101 litres — un vrai plus pour la praticité quotidienne, notamment pour les petits bagages et les câbles de recharge. À l’usage, ces kilomètres de plastique en moins à l’avant se traduisent par une meilleure modularité pour le quotidien.
Intérieurs revus pour le confort et la connectivité
On note des retouches ergonomiques importantes : appuie‑têtes avant réglables (une amélioration pour le confort des longs trajets), levier de sélection désormais sur la colonne de direction (comme sur certaines européennes) et versions d’habillage claires ou sombres. L’infotainment gagne un nouveau logiciel avec intégration Google (Maps, Waze, Assistant et Play Store), tout en conservant la compatibilité sans fil avec Apple CarPlay et Android Auto. Pour le conducteur, la sensation est d’avoir une interface plus aboutie et plus réactive.
Évolution majeure de la chaîne de traction
La partie électrique est la plus marquante : BYD passe à une architecture 500 V avec une batterie LFP « cell to body » de 74,8 kWh. Cela permet d’augmenter les performances de charge (jusqu’à 220 kW en DC) et d’atteindre des temps de 10→80 % en environ 25 minutes, chiffres attractifs pour les voyages longue distance. Une pompe à chaleur optimisée pour des températures allant de -30 °C à +40 °C promet aussi une meilleure tenue en hiver — point essentiel pour l’autonomie réelle.
Des trains roulants retravaillés pour l’Europe
C’est sur le châssis que BYD a fait un travail « à l’européenne » : la trame passe d’une traction avant unique à des variantes propulsion ou intégrale selon les versions. Les suspensions arrière évoluent d’un multi‑link 4 bras vers un « 5 bras » associé à un McPherson avant — un choix qui annonce une meilleure stabilité, un contrôle latéral accru et une tenue de route plus précise. En clair, la voiture devrait moins « flotter » dans les courbes et gagner en neutralité de comportement.
Performances : deux visages très distincts
La gamme est scindée en versions. La version Design annonce 313 ch et 380 Nm, un 0→100 km/h en 5,5 s, 180 km/h et 510 km d’autonomie WLTP. De l’autre côté, l’Excellence AWD pousse la mécanique à 449 ch et 560 Nm, 0→100 en 3,9 s, 200 km/h et 470 km d’autonomie WLTP. Ces chiffres montrent la volonté de BYD de proposer à la fois une version efficace et une version très orientée performance — rare chez un SUV électrique compact.
Équipements et aide à la conduite modernisés
La Dotation de série monte en gamme : tableau de bord numérique 8,8″, écran central 15,6″, sièges avant électriques et chauffants, 4 ports USB‑C (deux à 60 W), recharge sans fil avec refroidissement actif, caméra panoramique et capteurs avant/arrière. BYD renforce aussi ses ADAS avec radars millimétriques avant/latéraux, surveillance de trafic transversal, caméras de présence pour ceintures et oubli d’occupants, ainsi que gestion de la fatigue. L’Excellence ajoute encore le HUD, toit panoramique et sièges arrière chauffants.
Tarifs et garanties : une stratégie commerciale agressive
Prix catalogue : 43 800 € pour la Design (offre de lancement 37 600 €) et 46 800 € pour l’Excellence (promo 45 100 €). BYD propose aussi des solutions de financement avec apport et mensualités affichées, ce qui rend le véhicule immédiatement accessible pour une large part de la clientèle. La garantie est généreuse : 6 ans ou 150 000 km pour l’auto, avec 24 mois supplémentaires pour la batterie, le moteur et l’électronique — un argument de poids pour convaincre les acheteurs européens méfiants.
Ce que cela signifie pour l’acheteur occitan
Concrètement, pour un conducteur en Occitanie : plus d’espace utile pour les bagages et les équipements, une autonomie WLTP élevée (à nuancer selon climat et usage) et une meilleure efficience de recharge en DC. Les améliorations du châssis devraient se traduire par un comportement plus rassurant sur routes sinueuses et autoroutes, conditions fréquentes chez nous. Enfin, l’option AWD couplée à une puissance élevée permet une vraie polyvalence entre usage quotidien et envies de roulage dynamique.
Points d’attention avant achat
La BYD Atto 3 Evo marque une étape : la marque chinoise ne se contente plus d’importer un produit standard, elle l’adapte aux attentes européennes. Avec un mix de confort, de performances et d’équipements pensé pour le marché local, BYD franchit une nouvelle marche dans sa stratégie d’implantation. Reste à l’essayer sur nos routes d’Occitanie pour valider que les promesses de tenue et de sensations se confirment loin des bancs d’essai.

