Robotaxis : où roule déjà la révolution et que cela change pour nos villes
La mobilité urbaine vit un tournant majeur : les robotaxis, autrefois promesse lointaine, sont désormais déployés dans plusieurs métropoles et étendent rapidement leur emprise. En tant que passionné qui parcourt les routes d’Occitanie, j’ai observé les implications techniques et pratiques de cette mutation. Voici un panorama synthétique et pragmatique des villes concernées, des technologies en œuvre et des défis à franchir avant que ces véhicules autonomes ne deviennent monnaie courante chez nous.
Les pôles d’expansion : États‑Unis et Chine en tête
Aux États‑Unis, la compétition est intense. Waymo (division d’Alphabet) continue d’élargir sa zone à San Francisco et Austin. Uber, après des expérimentations, a choisi Dallas comme terrain d’essai avec une flotte de véhicules électriques (Hyundai Ioniq 5 équipés de LiDAR et caméras). Tesla, quant à elle, développe sa présence dans la Bay Area et au Texas, s’appuyant sur ses capacités de conduite assistée évolutive.
En Chine, l’écosystème est encore plus dynamique : Baidu (Apollo Go), Pony.ai et WeRide multiplient les déploiements dans les mégapoles. La Chine bénéficie d’une régulation souvent plus permissive et d’un appui local fort qui facilite les tests à grande échelle. WeRide prévoit notamment d’ouvrir ses services dans 15 nouvelles villes, incluant des créneaux nocturnes et une phase d’accompagnement avec opérateurs à bord.
Europe : progression plus prudente mais ciblée
Le vieux continent avance plus prudemment, mais pas moins sérieusement. Londres se profile comme un hub majeur : plusieurs acteurs (Waymo, Baidu Apollo Go, Wayve, Uber) planifient un déploiement progressif. Des essais ont lieu aussi en Suisse (collaboration Baidu/PostBus) et à Munich (expérimentations avec Momenta). D’autres villes — Tokyo, Singapour, Dubaï et Riyadh — multiplient aussi les initiatives, souvent avec des partenariats publics‑privés pour accélérer l’intégration.
Cas concrets : Dallas, Londres, Shenzhen
Pourquoi l’Italie reste en retrait (pour l’instant)
En Italie, et plus largement dans certains pays européens, l’introduction commerciale des robotaxis est freinée par l’absence d’un cadre réglementaire mature et par des infrastructures numériques encore incomplètes. La sécurité juridique (responsabilité en cas d’accident), l’homologation des zones de test et l’intégration aux systèmes de transport existants sont autant de points à clarifier avant qu’une flotte commerciale ne soit lancée.
Les défis techniques et opérationnels
Questions sociales et économiques
Les robotaxis promettent une réduction possible des émissions et une décongestion ciblée si bien intégrés. Mais ils posent aussi des questions majeures :
Intégration urbaine : règles et infrastructures nécessaires
Pour réussir, les robotaxis doivent s’insérer dans un réseau global de mobilité. Cela nécessite :
Ce que cela signifie pour les territoires comme l’Occitanie
Chez nous, la transition sera probablement graduelle : d’abord des services pilotes en zones périurbaines ou aéroports, puis une extension si les conditions réglementaires et économiques sont réunies. Pour les conducteurs et les petites entreprises locales, il s’agit d’anticiper des changements : formations à la supervision des flottes, développement d’infrastructures de recharge et adaptation des métiers du transport.

