Ligier renouvelle sa Myli pour 2026 avec une offre élargie qui parle à la fois aux jeunes conducteurs (permis AM), aux citadins pressés et à ceux qui cherchent une microcar polyvalente. Disponible en versions électrique et diesel, la nouvelle Myli mise sur une finition améliorée, des équipements modernes et une modularité pratique. J’ai décortiqué pour vous les nouveautés techniques, les configurations proposées et ce que cela change concrètement pour l’usager, que vous rouliez en ville ou dans des trajets périurbains en Occitanie.

Une carroserie retravaillée et deux personnalités distinctes

Sur la base d’un format compact — 2,79 m pour les versions électriques et 2,96 m pour les thermiques — Ligier propose deux ambiances bien marquées : la Myli LAB, au style plus sportif et soigné, et la Myli MAX, orientée fonctionnalité. La LAB se distingue par une livrée “Nero Intenso” de série, vitres arrière teintées, calandre mate et détails noirs, ainsi que des cache-roues style carbone. La MAX, quant à elle, adopte une approche plus sobre avec des jantes alliage noires de 14 pouces et plusieurs coloris sans supplément.

Ces choix montrent l’intention de Ligier : adresser un public plus large en proposant à la fois une microcar à caractère “lifestyle” et un véhicule utilitaire léger pour la ville. Le différentiel de longueur entre thermiques et électriques traduit aussi l’impact logique du packaging batterie sur l’empattement et l’encombrement.

Intérieur et ergonomie : un net progrès

L’habitacle a été revu pour offrir davantage de qualité perçue et d’organisation. La version LAB intègre un support pour smartphone, une zone de personnalisation et, en option, un écran tactile 10 pouces compatible Apple CarPlay et Android Auto — une vraie nouveauté pour une microcar destinée aux plus jeunes conducteurs. La MAX favorise la praticité : vitres électriques, Bluetooth, une cappelliera rigide et plusieurs rangements bien pensés.

Le point technique notable est le système FLEX-IT : le siège passager rabattable permet d’atteindre jusqu’à 1,2 m³ de volume utile, ce qui transforme la Myli en véhicule de petite livraison ou d’appoint pour les bricoleurs. C’est un vrai avantage pour ceux qui utilisent la voiture pour des missions quotidiennes en ville ou pour les artisans ayant besoin d’un petit volume de transport.

Motorisations : électrique pour la ville, diesel pour l’autonomie

Ligier maintient une offre bicéphale :

  • Électrique : batterie de 6 kWh pour un usage urbain quotidien, et une option 11 kWh pour la configuration L7e avec une vitesse maximale portée à 75 km/h. Ces capacités sont cohérentes avec un usage en zone urbaine et trajets courts — on peut raisonnablement tabler sur une autonomie adaptée aux déplacements quotidiens sans contrainte majeure de recharge.
  • Diesel : le bloc REVO D+ 500 cm³ avec réservoir de 17 litres et une autonomie annoncée de 550 km. Pour qui cherche la simplicité et l’autonomie (zones rurales, déplacements hors réseaux de recharge), cette option garde tout son sens.
  • Stratégiquement, proposer les deux solutions permet à Ligier de couvrir des profils d’utilisateurs très variés : les jeunes influenceurs urbains optent pour la LAB électrique, tandis que les professionnels ou les usagers des zones moins desservies pourront préférer la version diesel pour éviter les contraintes d’autonomie.

    Tarifs et positionnement marché

    La Myli se positionne clairement comme un produit accessible mais complet : le tarif de départ annoncé est de 11 249 € pour la Myli LAB électrique (6 kWh). La LAB diesel débute à 12 849 €, la Myli MAX électrique à 13 499 €, la MAX diesel à 14 499 € et la version électrique 11 kWh à 15 999 €. Les jantes 16 pouces restent l’unique option notable (599 €).

    Ce positionnement tarifaire en fait un choix attractif pour les familles cherchant une seconde voiture, pour les jeunes dès 14 ans, ou pour les entreprises recherchant un véhicule de flotte économique. La gamme tarifaire est cohérente : l’entrée de gamme reste accessible, tandis que les versions mieux équipées permettent de monter en confort et en connectivité.

    Sécurité, réglementation et usage réel

    La Myli conserve le statut de quadricycle léger (AM), ce qui facilite l’accès aux conducteurs dès 14 ans dans plusieurs pays européens. Cela implique cependant des limites techniques : protection passive réduite comparée à une voiture traditionnelle, vitesses limitées et contraintes légales variables selon les pays. Pour un usage en milieu urbain, la Myli offre un compromis intéressant : encombrement réduit, maniabilité et coûts d’usage faibles.

    Sur le plan pratique, trois conseils pour les acheteurs :

  • Pour usage urbain pur, la version 6 kWh est suffisante ; privilégiez la 11 kWh si vous avez des trajets périurbains réguliers ou si vous souhaitez plus de latitude d’utilisation.
  • La version diesel reste pertinente pour les zones rurales : vérifiez toutefois les restrictions locales sur les véhicules thermiques dans les centres-villes à faible émission.
  • Si vous comptez charger au domicile, dimensionnez votre installation (borne ou prise renforcée) selon la batterie choisie pour optimiser le temps de charge et la longévité.
  • En bref, pour qui et pourquoi ?

    La Ligier Myli 2026 se présente comme une microcar modernisée, modulable et plus qualifiée qu’auparavant : meilleure finition, connectivité améliorée et modularité accrue. Elle confirme l’évolution du segment des quadricycles légers vers des propositions plus matures, capables d’adresser un public varié — des jeunes conducteurs aux professionnels urbains.

    Sur les petites routes d’Occitanie, où je profite de l’occasion pour observer comment ces microcars s’intègrent dans le tissu local, la Myli me paraît un véhicule bien pensé pour la ville et pour les usages utilitaires légers. Reste à voir l’accueil du marché en concessions dès février et les retours d’utilisateurs sur la fiabilité réelle des versions électriques et diesel au fil des kilomètres.

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