Ferrari remet le couvert : après avoir lancé la Purosangue il y a quelques années, Maranello préparerait une version « plus méchante » du SUV V12, avec une production qui pourrait démarrer dans la seconde moitié de 2026. Si l’information prête déjà à passion et polémique parmi les puristes, elle mérite qu’on la décortique techniquement et commercialement — surtout lorsqu’on réside en Occitanie et qu’on croise ici et là des clients potentiels prêts à dépenser des sommes folles pour un SUV au cheval cabré.
Ce que l’on sait du moteur et des performances
La Purosangue actuelle embarque un V12 atmosphérique 6,5 litres délivrant environ 715 ch. Les indiscrétions évoquent une évolution de cette architecture, non pas l’abandon du douze cylindres, mais plutôt une montée en gamme ou un affûtage de la dynamique. Chez Ferrari, on sait extraire davantage de chevaux de ces blocs : références récentes montrent que des V12 voisins atteignent 819 ch (certains modèles) et que la Daytona SP3 tutoie même 829 ch. Il est donc plausible qu’une variante « plus radicale » de la Purosangue propose une puissance en hausse, couplée à des améliorations châssis et aérodynamiques.
Possibilité d’un package Assetto Fiorano : que signifie-t‑il pour le SUV ?
Sur les modèles deux portes, l’Assetto Fiorano est un kit qui allège la voiture (usage accru de carbone), verrouille la suspension et affine l’aéro pour un comportement plus incisif en piste. Transposé à un SUV, ce pack aurait pour ambition d’affiner la dynamique : réduction de masse (toujours relative sur un SUV), réglages de suspension plus fermes, pneumatiques et trains roulants orientés hautes performances. Sur route, ce type d’option améliore la précision de conduite et la restitution des appuis — des qualités qui transformeront la Purosangue en une machine plus vive que la version standard tout en restant utilisable au quotidien.
Un choix stratégique : limiter la production pour préserver l’aura
Ferrari pourrait maintenir une stratégie de rareté : la Purosangue n’a jamais été produite en masse, l’entreprise s’efforçant de conserver la valeur perçue de ses modèles. Là où Lamborghini tolère une production élevée d’Urus, Ferrari semble vouloir restreindre l’offre pour éviter la banalisation du badge. Pour l’acheteur occitan ou français, cela signifie des délais de commande prolongés et une valeur résiduelle potentiellement plus élevée — un point non négligeable dans la décision d’achat.
Conformité et avenir thermique : comment Ferrari préserve le V12
Un élément crucial : malgré les normes Euro 7, Ferrari confirme la possibilité de maintenir des moteurs thermiques hautement performants. Le constructeur travaille sur l’efficacité et la gestion des émissions pour continuer d’exploiter V6, V8 et V12 dans son portefeuille. Sur le plan technique, cela passe par des optimisations internes (injection, calibrage, traitement des gaz), et éventuellement par l’utilisation de carburants alternatifs haute performance. La survie du V12 sur la Purosangue « améliorée » signale que Ferrari privilégie encore, pour une partie de sa gamme, la pure mécanique au tout‑électrique, au moins à court et moyen terme.
Impact sur l’expérience de conduite
Prix et positionnement commercial
La Purosangue de base accuse déjà un tarif haut de gamme (liste de départ autour de 390 000 € en Italie). Une version plus exclusive, dotée d’un kit Assetto Fiorano ou d’une hausse de puissance, pourrait facilement flirter avec 440 000 € voire davantage selon les options. Pour les acheteurs en Occitanie, il s’agit d’un produit d’exception : non seulement un véhicule de prestige, mais aussi un objet de collection potentiel si la production reste limitée.
Pourquoi cette stratégie peut faire sens pour Ferrari
Ferrari joue sur plusieurs tableaux : préserver l’ADN sportif (grâce au V12), exploiter les marges commerciales sur les SUV de luxe et entretenir la désirabilité par la rareté. Le modèle V12 « poussée » s’insère dans une feuille de route où 40 % de la gamme resterait thermique à l’horizon 2030, avec une part significative d’hybride et une portion électrique. Autrement dit, Ferrari ne sacrifie pas tout de suite ses icônes thermiques mais les fait évoluer pour rester conformes aux normes et attractives pour une clientèle prête à payer pour l’exclusivité.
Points d’attention pour un futur acquéreur
En résumé, l’éventuelle Purosangue « plus agressive » est cohérente avec la stratégie produit de Ferrari : offrir des déclinaisons toujours plus pointues pour les clients qui veulent allier praticité d’un SUV et sensations d’une supercar. En Occitanie comme ailleurs, cela promet des conversations animées au club‑house et sur les routes sinueuses où l’on apprécie autant la mécanique que le paysage.

