BYD prépare une année 2026 chargée en nouveautés pour le marché européen, et l’Italie n’y échappera pas : restylage de l’Atto 3, arrivée d’une Atto 2 en version plug‑in (DM‑i), mise à jour de la Seal U et l’apparition d’un mystérieux Dolphin G. J’ai passé en revue chaque nouveauté annoncée pour dégager ce que ces modèles changent réellement pour le conducteur quotidien et pour la stratégie BYD en Europe.
Atto 2 DM‑i : le plug‑in compact qui veut convaincre
La BYD Atto 2 DM‑i se présente comme un crossover compact (4,33 m) taillé pour l’Europe. L’intérêt principal : proposer une motorisation hybride rechargeable qui conserve l’allure et la praticité de la version électrique tout en rassurant ceux qui ne sont pas encore prêts à rouler exclusivement à la prise. Deux niveaux de puissance sont annoncés : 166 ou 212 ch, avec deux capacités de batterie :
Ces chiffres sont significatifs : 40 km suffit pour la majorité des trajets urbains quotidiens, mais 90 km ouvre la possibilité d’utiliser l’Atto 2 en mode électrique sur la plupart des déplacements interurbains courts. L’autonomie totale annoncée — environ 1 000 km — met en avant une stratégie pragmatique : offrir la liberté du thermique sans les contraintes d’une autonomie limitée.
Atto 3 restylée : nouveau style, nouvelles aides à la conduite
L’Atto 3, modèle qui a marqué l’arrivée de BYD en Italie, reçoit un restylage mi‑cycle. Esthétiquement, le frontale gagne en sportivité grâce à un nouveau dessin du bouclier et un spoiler arrière revu. Les optiques restent globalement inchangées, mais l’ensemble donne une silhouette plus dynamique. Le plus intéressant se situe côté technologie : la nouvelle Atto 3 intégrera une suite d’aides à la conduite améliorée. Les spécifications exactes des motorisations restent à confirmer, mais on peut raisonnablement s’attendre au maintien des versions actuelles (150 kW / 201 ch) et des batteries LFP de 49,9 ou 60,5 kWh.
Seal U : évolutions progressives pour un SUV moyen
Pour la Seal U, l’approche est de conserver ce qui fonctionne tout en peaufinant l’offre. Attendu en juillet 2026, ce model year apportera de légers retouches esthétiques et davantage d’options de personnalisation dans l’habitacle. La Seal U restera disponible en versions 100 % électriques (218 ch) et en variantes plug‑in, avec des puissances allant aujourd’hui de 218 à 324 ch selon la configuration. C’est un repositionnement logique : consolider la gamme et adapter l’offre aux attentes européennes, qui demandent à la fois polyvalence et confort.
Dolphin G : la wild‑card compacte
La BYD Dolphin G reste une inconnue pour le moment, mais les indices laissent penser à un crossover sous les 4 mètres, probablement produit en Hongrie et reposant sur la famille de motorisations DM‑i. Si elle reprend le powertrain de l’Atto 2, elle pourrait proposer un excellent rapport praticité/prix pour un usage citadin et périurbain. BYD semble vouloir occuper tous les segments : du compact urbain au SUV familial, en adaptant motorisations électriques et hybrides selon les marchés.
La stratégie BYD : adapter l’offre, rassurer le client
Deux éléments ressortent de ces annonces. D’abord, BYD joue la carte de la diversité technique : électriques pures pour les convaincus, hybrides plug‑in pour ceux qui veulent flexibilité. Cette stratégie est cohérente avec la réalité européenne où la transition à 100 % électrique varie fortement selon les infrastructures locales et les habitudes d’usage.
Ensuite, BYD sécurise sa présence en misant sur des renouvellements réguliers (restylage Atto 3) et des extensions de gamme (Atto 2 DM‑i, Dolphin G). Le but est double : maintenir l’attractivité commerciale et répondre à une demande variée — familles, citadins, flottes professionnelles.
Ce que cela change pour le conducteur
Points techniques à surveiller
Plusieurs aspects méritent attention lors des essais et des premières livraisons :
Prix et positionnement
Le positionnement tarifaire proposé (Atto 2 DM‑i à partir de 29 800 €) est ambitieux : il cible clairement les acheteurs qui recherchent un bon niveau d’équipement sans exploser le budget. BYD joue une carte importante en proposant un rapport équipement/prix compétitif, mais la réussite commerciale se verra à l’épreuve du terrain : réseaux commerciaux, disponibilité et services après‑vente joueront un rôle clé.
En résumé, 2026 s’annonce comme une année charnière pour BYD en Europe : consolidation des succès passés et diversification de l’offre pour capter les conducteurs à différents stades de la transition énergétique. Pour nous, en Occitanie, c’est une gamme à suivre de près — entre innovations techniques, ergonomie quotidienne et promesses d’autonomie pragmatique.



