La dernière BMW Z4 est sortie des chaînes de Graz : la production de la roadster biplace s’achève, marquant la fin d’un chapitre commencé en 2002. Pour les amateurs de décapotables, c’est une nouvelle qui mélange nostalgie et interrogation : la gamme Z disparaît‑elle définitivement ? Ou simplement fait‑elle une pause avant une possible renaissance ? En parcourant l’histoire, la mécanique et les implications techniques de cet arrêt de production, tentons d’y voir clair pour les passionnés — et pour ceux qui roulent encore avec une Z ou envisageaient d’en acheter une.
Un modèle chargé d’histoire
La famille Z a toujours occupé une place particulière chez BMW. De la Z1 aux évolutions Z3, Z8 puis Z4, ces modèles ont souvent été des laboratoires d’idées : portes originales, architectures moteur inédites, et parfois même des collaborations extérieures (souvenez‑vous du rapprochement technique avec Toyota pour la troisième génération de Z4/Supra). La Z4 G29, la dernière génération, s’inscrit dans cette lignée : biplace, compacte, orientée plaisir de conduite, tout en intégrant les standards modernes (digitalisation, aides à la conduite, connectivité).
Pourquoi arrêter la production maintenant ?
Plusieurs facteurs techniques et économiques expliquent la décision :
La Z4 dans les faits techniques
La Z4 G29 s’est distinguée par plusieurs choix techniques : châssis rigide, moteur en ligne, faible poids relatif pour une BMW moderne et une géométrie de train optimisée pour le plaisir de conduite. La version la plus “sport” proposait un 6 cylindres en ligne dérivé de la famille B58, offrant une sonorité et une réponse moteur très typées sportives. La collaboration avec Toyota pour partager la plateforme de la Supra a aussi permis un gain d’échelle et une mutualisation des coûts de développement — mais cela n’a pas suffi à maintenir la production à un rythme industriel élevé.
Quid d’une possible relève ?
La grande question reste : la Z4 aura‑t‑elle une héritière ? BMW n’a fait aucune annonce officielle. Deux hypothèses semblent plausibles :
Ce que cela change pour les propriétaires et les acheteurs
Pour les propriétaires actuels, la fin de production a plusieurs implications pratiques :
Le regard technique : que retenir pour la conduite et la maintenance ?
La Z4 a toujours été conçue autour du plaisir de conduite ; voici quelques points techniques à garder à l’esprit :
Impact sur le marché et sur la stratégie BMW
La disparition de la Z4 du catalogue laisse la Série 4 cabrio comme unique représentant de la décapotable chez BMW. Stratégiquement, cela traduit la volonté du constructeur de concentrer ses ressources sur des segments à plus fort potentiel commercial ou sur des modèles capables d’encaisser le coût des nouvelles normes (électrification, aides avancées à la conduite). En parallèle, BMW conserve la possibilité de réintroduire une roadster à l’avenir si la demande et la rentabilité le permettent.
Regard d’Occitanie : que signifie cette fin pour nos routes ?
Sur nos petites routes sinueuses et nos panoramas côtiers, la Z4 fut souvent le choix des conducteurs recherchant le plaisir pur : châssis réactif, plaisir de conduite décapotée et sens du style. Pour les amateurs locaux, l’arrêt de production rappelle l’importance de préserver ces véhicules et de maintenir une communauté autour de leur entretien et de leur conservation. Les clubs, les ateliers spécialisés et les rassemblements locaux auront un rôle à jouer pour que l’esprit Z continue de vivre sur nos routes.
La BMW Z4 s’éclipse donc pour le moment, mais son héritage technique et émotionnel demeure : une voiture qui a su marier sportivité, lignes attrayantes et plaisir de conduite. Reste à voir si BMW choisira de ramener un jour une roadster digne de ce nom, peut‑être repensée selon les nouvelles exigences énergétiques et technologiques du XXIe siècle.

