Les mulets de la nouvelle BMW X5 ont été repérés en test sur route : après des mois d’attente, le renouvellement du grand SUV bavarois se précise pour 2026. Les images montrent un prototype toujours lourdement camouflé, mais certains éléments de style et de conception sont déjà visibles et permettent de dégager les grandes orientations techniques et esthétiques du modèle. En tant que passionné qui arpente les routes d’Occitanie, je vous propose un décryptage point par point des informations disponibles et de ce que cela signifie pour le marché des SUV premium.
Un visage emprunté à l’iX3 : vers une famille BMW plus homogène
La première observation frappante concerne le frontal : la nouvelle X5 reprend une inspiration claire de la face avant de la récente iX3. Le double haricot traditionnel est ici réduit en taille et réorganisé verticalement, ce qui donne au large capot une impression de modernité et d’élévation. Ce renouveau stylistique illustre la volonté de BMW d’uniformiser son langage visuel entre thermique et électrique, tout en différenciant suffisamment chaque modèle.
Sur les photos, les optiques ont été complètement redessinées. On note des signatures lumineuses plus fines et des traits plus ciselés ; l’ensemble tend vers une identité plus technologique que lisse. À l’usage, ces évolutions devraient améliorer la signature nocturne et renforcer la présence de la X5 sur la route, sans basculer dans l’excès que certains fronts futuristes adoptent.
Une signature arrière inédite, sans effet « coast to coast »
Pour la première fois les clichés laissent entrevoir la signature lumineuse arrière : des lames horizontales minces, complétées par des segments verticaux non raccordés. BMW semble ici éviter la mode « coast to coast » (bande LED continue) pour ne pas se fondre dans la masse des concurrents qui utilisent cette solution. Le résultat promet une identité visuelle reconnaissable sans tomber dans la facilité.
Intérieur : écran Panoramic iDrive attendu
Aucune photo d’habitacle n’a fuité pour le moment, mais les indices convergent vers une planche de bord dominée par le Panoramic iDrive : un affichage supérieur très fin sur toute la largeur de la planche, couplé à un moniteur central imposant pour l’infotainment et la gestion des paramètres. Cette configuration — déjà vue sur d’autres modèles récents de BMW — privilégie l’ergonomie numérique et une intégration fluide des aides à la conduite.
Sur le terrain, cette disposition améliorera l’ergonomie si BMW parvient à conserver des commandes physiques essentielles pour l’ergonomie en conduite (climatisation, raccourcis de navigation). À mon sens, le juste équilibre entre tactile et commandes physiques restera la clé pour ne pas dégrader l’expérience de conduite sur routes sinueuses ou lors de longs trajets sur autoroute.
Motorisations : une palette large et multienergie
BMW annonce une offre diversifiée pour la X5 2026 : thermique essence, diesel, hybrides, versions électriques et même une déclinaison hydrogène prévue pour 2028. Cette stratégie multienergie permet de couvrir un large spectre d’acheteurs et d’usages. Pour le client, cela signifie la possibilité de choisir une configuration adaptée : économie et autonomie pour le diesel/hybride léger, confort et silence pour l’électrique, ou performance pour les versions hybrides rechargeables.
Les détails sur puissances et autonomies ne sont pas encore publiés ; néanmoins, on peut s’attendre à des puissances allant du confortable duo milieu de gamme jusqu’à des variantes musclées pour concurrencer les rivales allemandes. L’introduction d’une X5 hydrogène d’ici 2028 marque une orientation ambitieuse : BMW teste des solutions alternatives pour les longues distances et les flottes lourdes là où l’électrique peut montrer ses limites.
Châssis et comportement : ce que l’on peut espérer
Si BMW suit sa logique d’évolution, la nouvelle X5 devrait recevoir des mises à jour importantes du châssis : options de suspensions adaptatives, raffinement des trains roulants et affinement des aides électroniques. Sur les routes d’Occitanie, où les profils varient entre cols sinueux et lignes droites autoroutières, ces améliorations se traduiront par un équilibre entre confort et tenue de cap, sans sacrifier l’agilité.
BMW devra également soigner la sonorité et l’isolation acoustique, surtout sur les versions thermiques, pour maintenir le standing attendu dans cette catégorie. Les versions électriques, quant à elles, devront compenser le silence par une tenue de route irréprochable et une gestion thermique de la batterie optimisée pour préserver l’autonomie en conditions réelles.
Positionnement sur le marché et concurrence
La X5, pilier de la gamme BMW, affronte la concurrence la plus rude dans le segment des SUV premium : Audi Q7, Mercedes‑Benz GLE, Volvo XC90 et les propositions récentes de constructeurs premium. Le renouvellement stylistique et la palette multienergie sont des réponses adaptées, mais le succès dépendra de l’exécution : choix de matériaux, qualité perçue, technologies embarquées et rapport prix/prestations.
Ce que j’en attends en Essai routier
En définitive, la nouvelle BMW X5 apparaît comme une évolution stratégique : modernisation du design, adoption des signaux stylistiques de l’électrique, et positionnement technologique renforcé. Reste à voir si BMW réussira à marier innovation visuelle et efficacité routière, deux exigences essentielles pour séduire à la fois les conducteurs exigeants et les professionnels qui recherchent fiabilité et polyvalence sur les routes d’aujourd’hui.

