La renaissance de Lancia : la Gamma, berline amirale 100 % italienne arrive en 2026

On en parlait depuis quelques mois : Lancia va enfin étoffer sa gamme au‑delà de la Ypsilon. La nouvelle Gamma se profile comme la berline amirale du constructeur, dessinée dans l’esprit « fastback » et annoncée comme fabriquée en Italie. Les informations officielles restent parcimonieuses, mais en rassemblant teasers, rumeurs et éléments techniques connus, on peut dresser un portrait assez clair de ce que sera la Gamma et de l’enjeu qu’elle représente pour la marque.

Un style affirmé : fastback élégant et signature lumineuse

La Gamma devrait mesurer environ 4,7 mètres, ce qui la place dans la catégorie des berlines familiales compactes‑supérieures. Le parti pris esthétique s’oriente vers un profil fastback : silhouette élancée, toit plongeant vers l’arrière sans coffre saillant, une allure dynamique rappelant davantage une coupé‑4 portes que la traditionnelle berline. Visuellement, Lancia s’appuie sur le langage inauguré par le concept Pu+Ra HPE : calandre sobre, signature lumineuse en « calice » et optiques à deux niveaux, avec la bande LED haute et les projecteurs principaux plus bas dans le bouclier.

Intérieur : premium, mais fidèle à l’ADN Lancia

Si peu d’images officielles ont été dévoilées, tout laisse penser que Lancia poursuivra la voie d’un habitacle soigné, tourné vers le confort et la personnalisation — héritage direct de la Ypsilon repensée. On évoque la présence du système S.A.L.A. au cœur de l’infodivertissement, et la possibilité d’un grand écran central type « tableau de bord unifié » proche de celui vu sur certains modèles premium. L’ambition : proposer une ambiance plus cossue que la concurrence directe, avec des matériaux et un design intérieur qui visent à redonner à Lancia une identité haut de gamme accessible.

Motorisations : une offre hybride et électrique dès le lancement

La Lancia Gamma sera construite sur la plateforme STLA Medium, partagée avec d’autres modèles du groupe Stellantis. Ceci permet d’annoncer un mix de motorisations cohérent pour 2026 :

  • Motorisations hybrides : un 1.2 mild‑hybrid de 145 ch et un 1.6 plug‑in hybrid de 225 ch pour répondre aux besoins d’une clientèle recherchant polyvalence et faibles consommations.
  • Motorisations électriques : plusieurs variantes sont envisagées — une version monoplace avant de 230 ch avec batterie de 74 kWh, une version 245 ch avec batterie de 97 kWh, et une configuration dual‑motor de 350 ch destinée à une hypothétique déclinaison sportive Gamma HF.
  • Ces choix traduisent la volonté de Lancia de couvrir un large spectre : du conducteur urbain souhaitant une hybride efficiente au client recherchant une berline électrique performante et autonome (l’autonomie annoncée frôlerait les 700 km dans la configuration la plus optimisée, chiffre à prendre avec la prudence habituelle des annonces constructeurs).

    Production en Italie : un geste symbolique et industriel

    La production à Melfi confirme la stratégie du groupe de rationaliser ses usines tout en mettant en avant « Made in Italy » comme argument commercial. Pour Lancia, cela représente un double signal : relancer la marque avec une offre de taille moyenne produite localement, et capitaliser sur un positionnement premium reposant sur un savoir‑faire européen. L’assemblage en Italie peut aussi faciliter certains ajustements qualité et offrir une image forte sur des marchés sensibles à l’origine des véhicules.

    Positionnement prix et concurrents : cible premium accessible

    Le segment visé est celui des berlines de la catégorie D / coupé‑4 portes où évoluent des modèles comme la Mercedes CLA, l’Audi A5 Sportback ou la BMW Série 3 (dans ses déclinaisons les plus compactes). Si la Mercedes CLA est ici un concurrent direct logique (elle propose déjà des offres hybrides et électriques), Lancia pourrait se positionner légèrement en dessous en termes de prix d’entrée, tout en misant sur une offre de finition intérieure différenciante et un style plus atypique.

    Gamma HF : l’éventuelle déclinaison sportive

    Une version HF est évoquée — logique marketing de la marque Lancia, célèbre pour ses lettres historiques. Avec une architecture électrique bi‑moteur, la Gamma HF pourrait proposer jusqu’à 350 ch et viser un comportement plus dynamique. L’enjeu sera alors technique : adapter la plateforme STLA Medium pour garantir une tenue de route sportive, un freinage performant et une calibration châssis capable d’exploiter la puissance additionnelle sans sacrifier le confort attendu d’une grande routière.

    Ce que la Gamma signifie pour Lancia

  • Renouvellement d’image : passer d’une gamme monoproduit (Ypsilon) à une gamme plus étoffée et moderne.
  • Élargissement du marché : viser à la fois l’Europe urbaine et les segments premium accessibles.
  • Ambition technique : montrer que Lancia peut proposer électrification et premiumisation sans perdre son identité stylistique.
  • Points à surveiller avant la sortie

  • Les détails techniques finaux : puissances exactes, capacités batterie réelles et temps de recharge.
  • La qualité perçue des matériaux intérieurs lors de la présentation officielle prévue vers l’été.
  • Le positionnement tarifaire : un prix d’entrée trop haut annulerait l’effet nouveauté ; trop bas, il pourrait nuire à l’image premium recherchée.
  • Regard régional

    En Occitanie, une berline de ce type a du sens : trajets mixtes, autoroutes et routes sinueuses exigent polyvalence et confort. Si la Gamma tient ses promesses en termes de châssis et de finition intérieure, elle pourrait rapidement devenir un choix pertinent pour ceux qui recherchent une alternative italienne aux marques allemandes, avec un supplément d’âme stylistique.